jeudi 10 novembre 2011

Pérou: Cusco du 22 au 26 octobre 2011

3 mois plus tard, même terminal de bus, même heure très matinale, même galère pour trouver un hôtel, voire plus compliqué puisque nous sommes 6, que certains veulent se reposer directement...
Mais on finit par trouver une petite auberge dans le quartier historique de San Blas, des petites chambres pas bien propres, mais un balcon avec une superbe vue sur la ville dont on profitera bien!
On y retrouve un groupe de 3 basques rencontrés sur le bateau du lac Titi Caca avec qui on avait en commun le fait d'avoir acheté un véhicule en Amérique du sud, sauf que le leur semblait plus roots que le nôtre et qu'ils l'avaient acheté en Colombie pour le revendre difficilement en Bolivie.
Trajet La Paz->Titi-Caca->Cusco
Sur la terrasse

2 premières journées à profiter de cette ville riche en monuments historiques, à se ballader au milieu des murs incas en énormes blocs taillés, dans des petites ruelles pavées, à déguster des jus de fruit au marché, profiter de la gastronomie péruvienne...
Vendeurs de jus de fruit au marché
 
Les fondations du temple du soleil, inca, sur lequel les espagnols ont construit un monastère franciscain.



Cathédrale de Lima devant laquelle défilent, tous les dimanches, les confédérations syndicales, main levée.
La même, avec le drapeau de la ville et du Pérou
Première virée en transport collectif, assez rudimentaire, sur les sites de:
-Moray: des terrasses concentriques qui auraient servi de jardins d'acclimatation et d'essais aux incas. Sacrément ingénieux et aussi très photogénique!
Les terrasses et la bande au 1er plan
Autre point de vue

Avec notre copain le chien





Au centre!
-Salinas: source d'eau salée exploitée depuis l'époque pré-inca. Des milliers de bassins à flanc de falaise où est récolté le sel. On se demandait si ça pouvait servir encore à quelque chose, le tourisme rapportant pas mal d'argent, mais on a vu des gens transporter des gros sacs de sel, grimpant au milieu des bassins, plutôt galère!
Vue sur le site depuis la route
Bassins
Le lendemain on engage un guide pour nous faire visiter la vallée sacrée des incas. Une vallée au nord de Cusco jalonnée de sites incas très différents les uns des autres mais tous très beaux!
On commence par le village de Chincherro avec son église construite sur un ancien temple inca. Comme d'habitude, les espagnols ont détruit les monuments incas pour contruire leurs édifices. L'ensemble est assez harmonieux, bien que l'église d'adobe commence à vieillir!

Mamas transportant leur marchandise. Ca a l'air très pitoresque, mais en fait elles trimbalent toutes les "saloperies" boliviennes spéciales "toutou"

Eglise sur les fondations incas


 Puis le site d'Ollantaytambo, avec ses terrasses de soutainement et ses temples au sommet.
Vue d'ensemble du site d'Ollantaytambo
La troupe au milieu des vestiges de temples incas
On finit à Pisac, immense et superbe site regroupant cultures en terrasse, temple religieux, logements et cimetière.
Nous l'avions visité lors de notre premier passage, accompagné d'un guide écrit, ce qui fut assez galère. C'est la raison pour laquelle nous avons décidé de faire cette sortie avec un guide, et les explications apportées, aussi bien d'un point de vue archéologique, historique, que culturel nous ont donné raison!

Vue d'ensemble du site avec les cultures en terrasse

La partie religieuse, du moins ce qu'il en reste!

Homme à la flute


La zone des logements


 Soirée chez "Carlito", péruvien baragouinant le français, qui était venu nous "gratter" alors qu'on mangeait dans un resto, complètement saoul, mais qui s'averera être un bonhome très attachant et super gentil!
Le soir de notre rencontre, il nous a proposé de venir manger chez lui, ce que nous pensions être des paroles en l'air. Le surlendemain on l'appelle, sans trop y croire, et il se souvenait parfaitement de nous et confirma l'invitation. Quelques peu sceptiques, on s'est quand même motivés, ne sachant vraiment pas comment ça allait se passer. Sa maison dominant la ville, on a dû monter je ne sais combien de centaines de marches, se perdant à plusieurs reprises, épuisant!
On a été super bien reçus par ce drôle de type qui nous avait cuisiné un bon petit plat à base de crevettes.
Amitié à suivre puisque l'on décolle le lendemain pour une randonnée de 4 jours, direction le fameux Machu-Pichu!

Repas chez notre poto Carlito!

Bolivie : Lac Titicaca les 20-21 octobre 2011. Isla del Sol

Après quelques doutes quant à la possibilité de se rendre à Copacabana, des villageois bloquant la route principale entre La Paz et cette ville, nous avons finalement trouvé une compagnie de bus qui nous proposait une route alternative, nous obligeant à passer par le Pérou, donc beaucoup plus longue!
Plusieurs passages de douanes plus tard, quelques explications avec les douaniers boliviens qui rechignaient à me tamponner mon passeport, celui-ci étant plein (c'est le seul pays où j'ai eu des problèmes jusqu'à maintenant), on finit par arriver à Copacabana.
C'est la ville de laquelle il est le plus aisé d'aller explorer le lac Titi Caca, le plus haut lac navigable au monde, à 3800 mètres d'altitude, lieu de naissance de la civilisation inca dans leur mythologie, abritant des sites dignes d'intérêt.
Trajet La Paz-Lac Titi Caca
Trouvant la ville sans grand intérêt: de gros hotels sur le front de lac, très touristique, on décide de ne pas s'y attarder et embarquons sur un petit bateau en bois qui nous déposera au coucher du soleil dans le nord de l' "Isla del Sol", principale attraction touristique du lac, dans le village de Challapampa.
Lac Titi-Caca et cordillère enneigée

Vue depuis le débarcadère de Challapampa

La petite plage devant la porte de notre hôtel. Par contre, pas de baignade, l'eau est plutôt fraiche!
Le lendemain, reveil relativement tôt, surtout pour Maël et Tom, qui ne sont pas des leve-tôt, pour traverser l'île du nord au sud et reprendre le bateau le soir-même...
Journée de marche assez difficile puisque le lac se situe à 3800 mètres d'altitude, pas de gros dénivellés, mais on passera quand même la barre des 4000 mètres! Heureusement que nous étions passés par La Paz pour s'habituer à l'altitude, mais il n'empêche que nous en avons sacrément bavé.
Par contre les points de vue sur le lac, la cordillère des Andes enneigée compenseront largement les difficultés de la marche!
La bande, pimpante de bon matin, au début de la rando!
Paysage "Titi-calien"
Une petite halte sur un site archéologique du nord de l'île, offrant de belles vues sur cette étendue d'eau immense.
Les filles en pleine contemplation

Logement sur le bord du chemin, la cordillère enneigée en fond visuel

Sommet de la première montée, tout le monde est encore assez frais

Pause pic-nic avec un beau point de vue

Embarcation traditionelle, faite de roseaux. C'est avec ce type d'embarcation que les inkas auraient atteint les îles du Pacifique. Le lac Titi Caca est le plus haut lac navigable au monde
Journée de marche assez érpouvante, mais vraiment superbe. De beaux coups de soleil, des petites insolations, le soleil tape dur à cette altitude!
Par contre un peu déçus par cette île du soleil, nous nous attendions à plus de sites archéologiques et de vestiges. De plus, c'est un des endroits les plus visités d'Amérique du sud, nous nous sommes retrouvés au milieu du débarquement du bateau du matin, plusieurs dizaines de marcheurs s'aventurant sur le même chemin que nous. Heureusement que nous avons pu les devancer et apprécier la ballade quasiment seuls!
Elodie s'était rendue sur des îles beaucoup moins fréquentées côté péruvien, qui semblaient largement aussi belles, les hordes de toursites en moins, et avait ainsi pu partager le quotidien d'une famille.

Pas de repos pour les braves: bateau à la fin de journée de marche qui nous ramène à Copacabana, et on enchaine avec un bus qui nous dépose à Puno après le passage de frontière péruvien, principale ville péruvienne sur le bord du lac, pour un bus de nuit vers Cusco... Ca ne traine pas!

dimanche 6 novembre 2011

Bolivie : La Paz avec le frérot et les potos du 17 au 20 octobre 2011.

Bien contents de revenir dans cette ville vraiment particulière, qui nous avait tant plu, lors d'un premier passage d'une demi-journée, 8 mois auparavant.
Le trajet d'Arica à La Paz, censé être magnifique, au milieu de l'altiplano, mais que nous avons fait de nuit...

On y retrouve le frérot, sa cop's Zaudrey, et Mael et Tom, des potes de Hyères, venus passer 3 semaines en Bolivie-Pérou.

La Paz est une des villes les plus surprenantes qu'il nous ait été offert de visiter :
-une population très hétéroclite avec les cholas : "mamas" en tenues traditionnelles, chapeau melon, superposition de jupes plissées et baluchon en tissu coloré renfermant enfant ou provisions, côtoyant des hommes d'affaire en costard-cravatte, des adolescentes occidentalisées et des boliviens de tout le pays, très différents en fonction de leurs origines : andines, amazoniennes, du bord de mer... Ca grouille, ça gueule, ça klaxonne, ça vend toutes sortes de produits à tous les coins de rue. Vraiment prenant comme ambiance !
"Chola" en tenue andine.



Cireurs de chaussures, qui portent tous la cagoule, assez inquiétant, mais c'est pour se protéger des poussières.



Dure métier!
 
Photographe dont le matériel n'a pas trop évolué!
Tom et ses potes les zèbres, qui aidaient les gens à traverser aux passages piétons en faisant les cons.
-une topographie étrange, construite dans une espèce de fosse, dont le sommet culmine à plus de 4000 mètres et le fond à 3500, les plus riches vivant en bas et les plus pauvres s'entassant dans des bidonvilles accrochés sur les parois de la cuvette. Ces maisons en brique surplombant la ville sont visibles d’à peu près partout, et le spectacle est saisissant une fois la nuit tombée, les collines scintillant de mille feux !

Vue sur la ville de La Paz


-Une activité impressionnante, caractéristique des mégalopoles de pays en développement, avec une circulation hallucinante et complètement anarchique, une pollution abominable, des bus colorés, des taxis, des voitures ancestrales, et un brouhaha permanent où se mêlent les klaxons, les coups de sifflets de la police, les destinations hurlées par les apprentis aux fenêtres des mini-bus, les cris des vendeurs ambulants…
Bus bolivien

Stand de nourriture dans la rue, où tout frit dans la mêmegamelle: poulet, viande et saucisses...

-Une architecture très hétérogène avec quelques beaux bâtiments coloniaux submergés par des constructions peu esthétiques, quelques petites rues pavées envahies par les boutiques spécial 'toutous'...
Bref, c'est une ville qui n'a rien d'exceptionnel en soit, touristiquement parlant, mais qui émerveille, fatigue, attise la curiosité des visiteurs que nous sommes !
Rue Jaen, une des dernières rues à avoir conservé ses bâtiments coloniaux. On aperçoit les collines et les bidonvilles.
2 jours à parcourir la ville, visiter la seule rue qui ait conservé son caractère colonial, la place Murillo avec ses énormes bâtiments coloniaux et son rythme un peu plus tranquille, la très belle église et le couvent de San Francisco, les rues animées du centre-ville, le marché, puis la vallée de la lune aux portes de la ville, site aux étranges formations rocheuses.
Elo et Zaudrey, vallée de la Luna.

Fait marquant, nous étions là le jour où est arrivée la marche de protestation contre un projet d'autoroute traversant un parc national dans la forêt amazonienne au nord, qui permettrait de relier la Bolivie au Brésil. Les marcheurs étaient partis 2 mois plus tôt, à 2500 personnes, et avaient subi une forte répression policière en cours de route, ce qui avait donné au mouvement une énorme légitimité.
Cholas au milieu de la manifestation contre le projet d'autoroute

Manifestation contre le projet d'autoroute, devant l'église San Francisco. On remarque les zèbres au 1er plan



La protestation en Bolivie semble être omniprésente, surtout depuis l'accession au pouvoir d'Evo Morales, ancien 'cocalero' (cultivateur de feuilles de coca) et meneur de révolte à ses débuts.
En plus de cette marche, dont nous avions entendu parler en Argentine et au Chili, nous n'avons pu nous rendre dans la ville de Copacabana par la route normale parce que des manifestants bloquaient un village.
On venait aussi de voir, complêtement par hasard, le film "même la pluie", basé sur des faits réels d'importantes manifestations suite à la privatisation de l'eau autour de la ville de Cochabamba.