mercredi 16 mai 2012

Salento du 4 au 6 mai puis du 11 au 17 mai 2012

A quelques centaines de kilomètres au sud de Medellin se trouve une des zones les plus belles et les plus visitées de Colombie : ‘el Eje Cafetero’ ou ‘Zona Cafetera’.
Trajet Medellin-Salento,7 heures de route
Région située sur les hauts plateaux andins de l’ouest de la Colombie, ses collines verdoyantes et accidentées produisent la moitié du café colombien dans un paysage qui représente 1% du territoire national. La Colombie produit un des meilleurs cafés au monde, mais les colombiens en profitent peu puisque les meilleurs grains sont envoyés à l’étranger. Mais cela ne les empêche pas d’en consommer des litres, du réveil jusqu’au coucher. Le café est une véritable institution dans ce pays, consommé à toute heure de la journée, vendu partout dans la rue, il y en a toujours sur le feu et on vous en offre dès que vous pénétrez dans n’importe quelle maison.
Par contre très peu de percolateurs ! Le café est mélangé à de l’eau chaude très sucrée (souvent avec de la ‘panela’, morceaux de sucre roux consommé ici), puis filtré (ou non).
Heureusement, à Salento, presque tous les bars possèdent des machines espresso, dont certaines, rustiques, viennent d’Italie, et font du très bon café !


La machine à café, italienne et ancestrale, que l'on trouve dans nombre de bistrots du village


En plus de cela, la région abrite des montagnes aux pics enneigés et de magnifiques petits villages coloniaux.
Salento en fait partie : un des plus vieux villages de la région, construit autour d’une agréable place bordée de vieilles et belles maisons de terre recouvertes de bois peint, converties en hôtels, restaurants et magasins. Village très tranquille, sauf les fins de semaine où les habitants des villes environnantes viennent passer la journée et s’enivrer le soir dans les bars en dansant la salsa.

Place de Salento et maison coloniale



Rue de Salento

Café-Billard de Salento
Notre "QG", petit bar servant de délicieux cafés, avec la bande: un espagnol, un suisse que je croise pour la 3eme fois, Daniel, mon pote australien, et Fredy, le colombien, qui va nous servir de guide les prochains jours

Les voitures desservant les villages alentours, sur la place du village
Les 4X4
Place du village

J’y retrouve mon pote australien Daniel, avec qui l’on avait passé plus d’un mois au début de notre séjour colombien. Et on retombe sur Max et Mariana, le couple d’allemands avec qui nous avions randonné dans le parc national du Cocuy, et qui sont arrivés dans le même hôtel que nous, le même jour, complètement par hasard ! L’équipe de marcheurs est donc réunie presque au complet, plutôt marrant, presque 2 mois après et par hasard !
Transport pour la vallée de Cocora, avec Max l'allemand et Daniel

Le balcon de l'hotel et la vue sur les montagnes alentours
Salento est la porte d’entrée de la ‘Valle de Cocora’, offrant de magnifiques paysages de pins et d’eucalyptus disparaissant sous les gigantesques palmiers à cire, l’arbre national de Colombie. Endémique aux hauts plateaux andins, le ‘Palma de Cera’, espèce la plus haute des palmiers, atteint jusqu’à 60m de hauteur et pousse à des altitudes supérieures à 1000m.
Nous passerons une belle journée à nous balader au pied de ces arbres immenses, puis dans une forêt dense menant jusqu’à un sanctuaire de colibris en nombre incalculable !

Vallée de Cocora

"Palmera de Cera" dans la vallée de Cocora

Palmera de Cera, immense!

"Bosque nublado"= forêt dans les nuages
Colibris



Vallée de Cocora et "palmera de cera"

Jeu du "tejo", très populaire en Colombie. Ma 1ère partie!



Balades dans les alentours de Salento
Par contre, l’accès au parc national de Los Nevados est interdit sans guide, pour cause d’activité volcanique ! Cela fait plusieurs mois que nous nous sommes donnés rendez-vous avec Daniel pour cette marche, et nous voilà le bec dans l’eau !
Mais c’est sans compter sur Fredy, un habitant de Salento, rencontré l’avant-veille par Daniel. La trentaine, absolument passionnant, ayant beaucoup voyagé à travers son pays et le connaissant comme sa poche. En plus de cela il est environnementaliste, passionné par la faune et la flore de sa région, et connait très bien le parc, y grimpant depuis qu’il a 13 ans. Il offre donc de nous accompagner, proposition que nous acceptons avec joie !

Colombie : Medellin du 30 avril au 3 mai 2012

Petite pause de 3 jours à Medellin, avant de rejoindre mon pote australien Daniel dans la zone du café pour aller randonner dans le parc national de Los Nevados.
Medellin est une ville au passé sulfureux mais possédant désormais une très bonne réputation. En effet, c’est depuis ses collines qu’opérait Pablo Escobar, baron de la drogue en Colombie, et qui en a fait pendant des dizaines d’années une des villes les plus dangereuses au monde.
La deuxième ville du pays est désormais beaucoup plus sûre et très agréable à vivre. Surnommée la ‘ville du printemps éternel’, située à plus de 1500 mètres d’altitude, un climat agréable (sauf que l'on est en pleine saison des pluies), aérée et très culturelle. C’est aussi la ville de l’artiste colombien Fernando Botero, dont les œuvres sont disséminées partout dans le centre (je n’avais pas mon appareil photo le jour où je m’y suis rendu, donc aucune photo !).
Accueilli dans une collocation franco-colombienne, on m’embarque dès mon arrivée pour une soirée dans une petite maison de campagne à quelques kilomètres de la ville. Soirée colombienne où les gens passent leur nuit à danser la salsa en picolant du rhum et des bières. Assez intéressant, sauf qu’une fois de plus, avec mon balai dans le c.., je ne brille pas de mille feux ! Mais ça y est, cette fois je me décide à prendre des cours à ma prochaine escale dans une grande ville.
Et le lendemain soir on se retrouve dans un bar du centre de Medellin, et devinez quoi : tout le monde danse la salsa affreusement bien, ce qui me conforte dans mes idées !
J’en aurais bien profité pour prendre des cours , mais Daniel m’attend, je reviendrai !

La collocation à Medellin, autour d'un plat de pates carbo préparées par mes bons soins!

jeudi 3 mai 2012

Colombie : Cartagena de Indias du 22 au 29 avril 2012

Cartagena de Indias, une de ces villes dont le nom évoque tellement de choses et fait rêver… Mais c’est accessoirement la ville la plus touristique de Colombie, ce qui ne m’attire pas forcément, surtout que j’y étais déjà allé il y a 10 ans pour renouveler un visa depuis le Venezuela. Un peu peur d’être déçu !
Mais devant y passer pour poursuivre mon chemin vers Medellin au sud, et ayant rencontré un pote y vivant et pouvant me loger, je décide d’y séjourner 2-3 jours !
 
En effet, la partie historique de la ville est un superbe ensemble de villas coloniales colorées aux balcons de bois recouverts de bougainvilliers, d’églises, de petites places verdoyantes, de bâtiments historiques, le tout entouré par une immense muraille d’enceinte assez impressionnante !
En plus de cela, des petits cafés (plus d’un mois sans expresso !), des restos sympas, des glaces artisanales… Quel plaisir de déambuler au milieu de ce décor, de se poser avec un bouquin sur une place ombragée ou sur une terrasse avec un café… C’est la basse saison et l’affluence est moindre, il y a même des quartiers un peu plus reculés où l’on ne croise pas un ‘toutou’ !

Torre del Reloj, symbole de la ville et entrée de la partie historique


Balcons fleuris





Place San Fernando avec une sculpture de Botero au 1er plan...
 
Par contre :
-à l’extérieur de la ville historique, des constructions anarchiques, des gratte-ciels affreux posés en bord de mer et dont beaucoup ont la réputation d’avoir été construits avec l’argent du trafic de drogue. Après ce que je viens de voir, les plages ne donnent pas vraiment envie ! On a l’impression de se trouver sur la côte d’Azur en été.
Plage à côté de l'appart de mes amis

-une atmosphère assez malsaine : énormément de prostitution, de drogue… dans la rue on se fait régulièrement solliciter pour se faire offrir les plus belles filles, la meilleure cocaïne, de l’herbe. La nuit, des filles partout, dans des tenues explicites, attendant le client. Pareil dans les boites de nuit, dans les bars…
-une chaleur difficilement supportable et humide durant la journée, bien que ce soit souvent couvert.

Je retombe par hasard sur un canadien anglophone que l’on avait croisé avec Daniel, mon pote canadien, il y a 2 mois de cela, un super bonhomme ! Et une journée de kite-surf avec le matos de mon pote, durant laquelle je rencontrerais un suisse vraiment sympa.
On se retrouve donc un jeudi soir pour boire un coup sur une place animée de la vieille ville, en mode espagnol. Et on remet cela les jours suivants, l’équipe s’agrandissant de jour en jour, des gens rencontrés la veille, croisés en ville… bref, de belles fiestas avec des gens vraiment sympas me feront au final rester un peu plus longtemps que prévu !

Au chateau avec le pote canadien à gauche, et mon hôte Tony à droite

La place de la Trinidad où nous nous réunissions pour faire la fête le soir...
   Mais tout ceci est fatiguant, tous les potes poursuivent leur route et il est temps pour moi de continuer en direction de Medellin.
Il reste beaucoup d’endroits sur la côte à visiter, des plages extraordinaires et reculées, près de la frontière avec le Panama. Mais ça n’est pas vraiment mon but.
Encore un beau voyage en bus annoncé de 12h et qui en prendra plus de 15, mais ça me permettra de me reposer de ces dernières nuits agitées… Aussitôt assis aussitôt endormi, je rouvre un œil 11h plus tard, frais et pimpant ! Puis les petites habitudes du bus : mettre le blog à jour, quelques mails,
bouquiner un peu…
Alors que pour beaucoup c’est un calvaire, j’adore prendre le bus, ça permet de se poser confortablement et de faire ce que l’on ne prend pas le temps de faire d’habitude. Par contre, le temps de trajet est important : moins de 12h, on ne dort pas assez, au-delà de 15, ça commence à faire beaucoup !